MORSURE

WAMPIRE

Des mois qu’ils secouent Portland.
Parce qu’on les a vus jouer partout. Dans les meilleurs clubs ou entre les tables d’un Burgerville, dans une cabine au fond de la forêt et dans toutes les maisons accueillant des concerts dans leurs salons. On les a vus jouer déguisés, et plus ou moins habillés. Dire que leurs lives sont surprenants minimiserait beaucoup la description. Fous, débiles et potaches s’en rapprocheraient déjà plus. Se rendre à un concert de Wampire, c’est prendre rendez-vous avec son adolescence - le mauvais goût et les vapeurs éthyliques en cadeau. Mais sous ses allures de grand n’importe quoi, Wampire se voit paradoxalement maîtrisé avec grande justesse par Eric, Rocky et Cyrus.
Après avoir essuyé Salem avec leur groupe Root Villa, Eric et Rocky s’installent à Portland. Ils gardent la même énergie, mais la transforment en quelque chose de plus fort et plus puissant. Wampire est né. Un album éponyme voit le jour l’hiver dernier. Incroyablement mélodique et furieusement efficace. Eric et Rocky passeraient presque pour des enfants sages, avec une dizaine de titres qui se révèle beaucoup plus mûre que l’on ne pouvait l’imaginer. Sous des boites à rythmes et guitares un peu dégueu et des termes galvaudés “pop” et “lo-fi”, les morceaux trouvent une certaine sincérité, voire même douceur, quelque chose d’hypnotique. Une bande de potes qui aurait canalisé sa rage en plein milieu d’une grande fête.
On attend la suite, un nouvel album est en préparation.

Myspace

Filmés par et pour le génial site Into the Woods, leur concert chez Burgerville et leur nouveau titre “Trains” joué sur leur terrasse.

DE VERRE

GLASS VAULTS

De l’amour synthétique. De la rencontre imaginaire entre Sigur Ros, The Antlers et Animal Collective. Une expérimentation de différents genres maitrisée sur le bout des doigts. Fin et gracieux. Fragile et froid. Beau. 25 trop courtes minutes, l’enchainement parfait des cinq titres que forment “Glass”, le 1er EP du duo néo-zélandais Glass Vaults. Presque les plus jolies petites choses de cette année.

Myspace
Bandcamp 

BAIGNADE INTERDITE

DIRTY BEACHES


Les quelques lignes de la biographie d’Alex Zhang Hungtai, la tête bien pensante de Dirty Beaches, nous invitent à le rejoindre dans ses ballades somnambules, guidées par les reflets d’un kaléidoscope de paysages urbains. Dépouillée et minimaliste, sa musique semble hantée, de fantômes et cauchemars. Flirtant entre le noise , le rockabilly et l’ambiant, elle est sombre et incroyablement cinématographique. L’imagination d’infinis décors désertiques et désolants. 

Dirty Beaches Myspace
Dirty Beaches Blog 


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FUTURE BODY

Il y a quelques semaines, « Future Body » arrivait dans ma boite mail. Une collaboration entre Birthdays et Cough Cool enregistrée sur la route. Surprenante et inattendue. Ou comment la froideur noire et électrique de Cough Cool pouvait rencontrer l’espèce de folie cracra de Birthdays. Un rendez-vous parfait.

Birthdays Myspace 

Cough Cool Myspace

Audio / Birthdays & Cough Cool, Future Body
Photo / Mystère 

(20 plays)

BONS BAISERS D’AUSTRALIE

THE TOWNHOUSES

Depuis le Victoria, Leigh se passionne pour l’ethnomusicologie, les musiques africaines, électroniques et ambiantes. « Islands », son 1er album sorti sur le label DIY « Owls », pourrait être une constellation de fines mélodies, nées de la rencontre de ces influences. Mais loin des terres chaudes australes, The Townhouses redessine à sa manière de froides rêveries, pouvant rappeler les débuts des danois Efterklang ou encore les islandaises Amiina. Minimaliste et délicat.

Myspace


The Townhouses - Jigsaws Under the Clouds by The Townhouses


The Townhouses - Snowtown by The Townhouses

DENIM OWL

Il y a du mélodica et du banjo. Un orgue et des synthés. Une voix chuchotée et cotonneuse.
Avec les mêmes mélodies pop sucrées dans le sang, Denim Owl pourrait être les petits frères d’Au Revoir Simone. Et si tout ça semble enfantin, c’est surtout entêtant.

Myspace

WINTERCOATS

Wintercoats est le projet d’un seul homme, James Wallace. Il y arrange des boucles, y amuse un violon. Doux et chimérique. Un fil tendu entre des mélodies soignées et un joli songe.

Myspace

L’EP “Cathedral” en téléchargement sur son blog

LE SEPTIEME ART

MICKEY MICKEY ROURKE

A Los Angeles, échappé du trio noisy Neon Navajo, Miller Rodriguez est allé se réfugier derrière Mickey Mickey Rourke pour redéfinir le temps et l’espace. Sombre et religieux, psychédelique et hypnotisant. Recréant un paysage imaginaire, où l’on pourrait croiser Ducktails, Universal Studios Florida ou encore Arch M.

Mickey Mickey Rourke Myspace [écoutez “Coze”]


PHILIP SEYMOUR HOFFMAN

Philip Seymour Hoffman (le projet solo de Noah Klein) est une niche d’expérimentations, plus ou moins acoustiques.  « Fire Island » et « The Lighthouse itself is the rocket », ses 2 cassettes, mêlent arrangements malicieux, magie atmosphérique de synthés et guitares acoustiques, et autres petits bricolages sonores. Les morceaux instrumentaux accompagnent « chansons » à la structure impossible. Et lorsqu’il s’amuse avec sa voix, Noah crie, monte dans les aigues, ou la laisse la plus monocorde possible.
Originaire de Los Angeles, Noah tient aujourd’hui le bureau new-yorkais de Fmly, le collectif qu’il a créé. Présent dans une dizaine de villes américaines, Fmly cherche à promouvoir des artistes, organiser des concerts et sortir des disques. Toujours dans un esprit de communauté artistique.

Philip Seymour Hoffman Myspace

Site de The Fmly 


[Flash 9 is required to listen to audio.]



WHO ARE YOU IVAN MAIRESSE


Ivan Mairesse est un mystère.
Des collaborations avec le collectif weird folk Second Family Band / The Davenport Family basé à Madison, WI. Des scènes partagées avec Julian Lynch.
Des bouts de vie dans le Mississipi, à San Francisco. Et normalement, une cassette enregistrée cet été dans le Colorado.
Mais Ivan Mairesse reste un mystère. Un mystère que les deux uniques morceaux trainant sur Internet savent très bien entretenir. C’est fin et vaporeux. Et sa voix, comme chuchotée, venant se mêler délicatement à ce peu de jolies choses.
Un mystère.

Audio / Ivan Mairesse, Harvesting
Photo / Cannon Beach, par Justin Kent 

(40 plays)

GREETINGS FROM JACKSONVILLE, FL

UNOUOMEDUDE

Si Unouomedude (prononcé « You know you owe me dude ») est un nom compliqué ; à décrire, son 1er non officiel album « Collections Vol.1 » l’est tout autant.
Aux côtés de comptines, que l’on pourrait qualifier de folk (arpèges sur guitare sèche, xylophone..), et qui pourraient rappeler les histoires de Kimya Dawson, viennent se piquer des morceaux flirtant avec une électro homemade digne des premiers morceaux crasseux de Javelin, sur lesquels Uno vient y déposer sa voix utilisant un flow hip hop.
Cette phrase est un vrai bazar. Le même bazar que les 13 titres (dont une reprise de « Devil Town » de Daniel Johnston) formant « Collections Vol.1 ». Mais Uno l’avoue. Enregistrés entre 2007 et 2009, ces 13 titres sont les essais d’un album avorté. Une sorte d’apprentissage qui part dans tous les sens, mais en retombant tout de même assez bien sur ses pattes à chaque fois.
Un peu de temps est passé, et il y a quelques mois et semaines, Unouomedude revenait avec de nouveaux morceaux. Dans la lignée de Washed Out et Toro Y Moi, Unouomedude trouverait parfaitement sa place. Une voix plus posée, et des nappes de lignes de basse et synthés beaucoup plus aériennes et atmosphériques. Son 1er EP officiel « Marsh » devrait sortir en juillet sur Amdiscs. Et à en écouter ses quelques extraits, il semblerait que le soleil de Floride fasse parti du packaging.

Myspace

Buildings by unouomedude

Island Summer by unouomedude

PHILLIP OSKAR AUGUSTINE

Derrière ce nom, donné en référence à son père et aux personnages de romans de Jonathan Safran Foer, se cache Tyler Wallace. Influencé par les chants de monastères et les hymnes de stades, et avec une voix et une façon de chanter proches de Panda Bear, Tyler délivre sur sa 1ère cassette, « Unknown Patterns », 8 titres totalement entêtants. Tout est là. Une basse lourde et sautillante à la fois. Des loops de synthé cotonneux. Des réverbs dans la voix. Des morceaux construits comme un puzzle. Et gossip : Ernest Greene (Washed Out) en bassiste sur « Made Me Medicine ». En attendant, « Internal Combustion » est en passe de devenir l’obsession de l’été.

Myspace

Internal Combustion by Phillip Oskar Augustine


Only Bleeding by Phillip Oskar Augustine


Pour les souvenirs.



Pour les souvenirs.